
Ça court, ça tire, ça pousse, ça repart. Au stade Alary, la première édition de l’Auro’X du 31ᵉ RG a plongé le vendredi 8 mai plus de 200 participants dans un défi physique mêlant effort, endurance et esprit d’équipe.
À 9 heures, le souffle des premiers participants résonne déjà autour des ateliers du stade Alary. Cordes de traction, kettlebells, ski-erg, courses en binôme donnent immédiatement le ton de cette première édition de l’Auro’X.
Inspiré des formats hyrox, l’Auro’X a été pensé à la manière des sapeurs d’Afrique : un défi physique, collectif et accessible à tous ceux prêts à sortir de leur zone de confort. Et au vu de l’affluence, le pari semble largement réussi. Plus de 100 participants se sont élancés dès le matin sur le format compétition en binôme, avant qu’une centaine de parents et d’enfants ne viennent découvrir les ateliers l’après-midi dans une version adaptée et familiale.
Huit courses, des ateliers physiques et très peu de répit
Le nom n’a pas été choisi au hasard. L’aurochs, animal massif et indomptable disparu depuis des siècles, symbolise la puissance et l’endurance. Deux qualités rapidement mises à l’épreuve sur le parcours imaginé par la cellule d’entraînement physique militaire et sportive du 31ᵉ RG.
Le principe est simple sur le papier. Il l’est beaucoup moins une fois lancé : courir, enchaîner les ateliers, repartir. Encore. Et encore. Huit boucles de 800 mètres ponctuées d’exercices de traction, de poussée de charges, de rameur ou de lancer de ballon lesté et autres séquences où souffle, jambes et mental sont mis à l’épreuve.
Et sur le terrain, les visages se ferment rapidement sous l’effort. Certains accélèrent dès les premières boucles. D’autres choisissent une stratégie plus prudente pour éviter l’explosion physique au milieu du parcours. Car ici, la difficulté ne vient pas uniquement des exercices. Elle vient surtout de leur répétition.
« Le format duo, c’est ce qu’il y a de mieux »
Au milieu des concurrents, Victor et son partenaire Jean-Philippe terminent leur effort en 51 minutes et 11 secondes, décrochant une solide 11ᵉ place. Coach sportif habitué des compétitions, Victor découvre pourtant un format différent de ceux qu’il pratique habituellement. « L’organisation était au top, tout était clair dès le début », explique-t-il après la course. « Ça fait plaisir de se confronter à d’autres sportifs dans une ambiance conviviale. Et surtout, il n’y a pas beaucoup d’événements comme celui-ci dans les alentours. »
Mais ce qu’il retient surtout, c’est l’esprit du format. « Les épreuves étaient intéressantes parce qu’elles n’étaient pas identiques aux formats classiques de l’hyrox. Et le duo, c’est ce que je préfère. Tu partages l’effort avec quelqu’un. »
Car tout l’esprit de l’Auro’X repose là-dessus : avancer ensemble. Sur certains ateliers, un partenaire prend le relais quand l’autre commence à craquer. Ailleurs, les encouragements remplacent presque l’énergie qui manque dans les jambes. Et parfois, ce sont simplement quelques mots qui empêchent de s’arrêter.










L’après-midi, les familles prennent le relais
Si le défi physique reste au cœur de la journée, l’ambiance surprend aussi par son accessibilité. Après la compétition du matin, le stade change progressivement de visage. Les chronos laissent place aux familles, les charges deviennent plus légères et les enfants s’essaient à leur tour aux ateliers dans des versions adaptées. À 13 heures, une démonstration de danse polynésienne vient même offrir une respiration inattendue entre deux séquences sportives.
Le 31ᵉ RG veut déjà relancer l’expérience
À la fin de la journée, les organisateurs reconnaissent eux-mêmes avoir été surpris par l’ampleur de cette première édition. « Nous sommes très contents de l’implication de tous », explique le bureau des sports du 31ᵉ RG. « Nous avons été surpris du nombre d’inscrits, mais surtout très satisfaits de l’excellent état d’esprit des participants, le matin comme l’après-midi. » Le régiment espère désormais pérenniser l’événement.
Les bénéfices reversés aux blessés
Au-delà du défi sportif, l’événement avait aussi une portée solidaire. Tous les bénéfices seront reversés aux blessés de l’Armée de terre.
Les trois premiers binômes ont terminé dans un mouchoir de poche, avec la victoire de Théo et Gaetan en 43 min 10 s, devant Titouan et Jérémy en 45 min 11 s, puis Jérémy et Maxime en 46 min 12 s. Sur la ligne d’arrivée, certains peinent encore à reprendre leur souffle pendant que d’autres regardent déjà les chronos. Mais ce jour-là, au stade Alary, beaucoup avaient surtout la satisfaction d’être allés au bout.
Pour ne rien manquer de nos prochaines publications, n’hésitez pas à vous abonner à notre page Facebook.































