
Sous le pont Vieux, le nouveau parking des Berges a été inauguré ce mardi à Montauban. Plus végétalisé, ouvert sur le Tarn et pensé pour les piétons comme pour les automobilistes, ce premier aménagement marque le début de la transformation des berges du centre-ville.
Pendant des années, beaucoup de Montalbanais ont surtout connu ce parking pour ses rangées de voitures serrées au bord du Tarn, coincées entre les remparts et la rivière. Depuis ce mardi matin, le paysage a changé. Sous le pont Vieux, face au musée Ingres Bourdelle, le parking des Berges affiche désormais un tout autre visage : plus végétal, plus ouvert sur le Tarn, et pensé pour laisser davantage de place aux piétons.
La première phase du nouvel aménagement des Berges a été inaugurée ce mardi à Montauban par le maire Didier Lallemand et les différents acteurs du projet après neuf mois de travaux. Quelques heures plus tard, les automobilistes pouvaient déjà reprendre possession des lieux, désormais rouverts au public.
Un parking transformé au pied des remparts
Cette première tranche concerne la partie située sur la berge est du Tarn, au pied des remparts et du pont Vieux. Le nombre de places de stationnement a été maintenu, mais l’esprit du lieu a profondément évolué.
Car derrière ce chantier, la Ville de Montauban poursuit un objectif plus large : transformer progressivement le « socle de la ville », cet espace longtemps très minéral qui relie le centre historique aux berges du Tarn.
Le projet s’inscrit dans le programme du « Grand Jardin du tour de ville », vaste opération de réaménagement urbain destinée à redonner de la place à la nature, aux circulations douces et aux promenades autour du centre ancien.
Et sur place, le changement saute immédiatement aux yeux. Les grandes surfaces imperméables ont laissé place à des espaces végétalisés, des pavés enherbés et des plantations pensées pour résister aux fortes chaleurs. Là où dominaient auparavant l’asphalte et les alignements de véhicules, les berges respirent davantage.


Une nouvelle ouverture sur le Tarn
Dans le prolongement de l’escalier du musée Ingres Bourdelle, une allée centrale descend désormais vers la rivière. Plus bas, des gradines ont été aménagées face au Tarn, offrant un nouvel espace de pause avec une vue dégagée sur le pont Vieux et les façades historiques.
Le site accueille également un débarcadère fixe destiné aux bateaux et aux kayaks, signe de la volonté municipale de reconnecter davantage la ville à son fleuve.
Un cheminement réservé aux piétons et aux cyclistes longe désormais les berges, dans une logique assumée de mobilités douces. Car derrière l’aménagement paysager, la municipalité cherche aussi à modifier progressivement les usages. L’idée n’est plus seulement de stationner au bord du Tarn, mais d’en faire un véritable espace de promenade et de respiration au cœur de la ville.


Neuf mois de travaux marqués par les crues
Cette première phase arrive au terme de neuf mois de chantier, perturbés notamment par les importantes crues de décembre 2025.
Le coût de l’opération s’élève à 2,2 millions d’euros TTC, financés par la Ville de Montauban et le Grand Montauban, avec un soutien de l’État à hauteur de 229 501 euros dans le cadre du Fonds vert. Une demande de subvention auprès du Département est encore en cours d’instruction.
Autour du maire Didier Lallemand étaient notamment présents lors de l’inauguration Marie-Claude Berly, adjointe à l’urbanisme, Nadine Bon, conseillère communautaire déléguée à la politique touristique, ainsi que les représentants des entreprises et cabinets ayant participé au projet.
D’autres travaux vont suivre jusqu’en 2028
Et le chantier des berges est loin d’être terminé. Dès le 18 mai, une nouvelle phase de fouilles archéologiques doit débuter sur la portion située entre le pont Vieux et le rond-point de la Mandoune. Le stationnement y sera interdit jusqu’au 28 mai, à l’exception du parking côté rampe.
Les travaux d’aménagement suivront ensuite dans la continuité de cette première tranche, toujours avec les mêmes objectifs : désimperméabiliser les sols, végétaliser les espaces et améliorer les circulations piétonnes. Le parking Desnoyers doit également être réaménagé dans les prochains mois. Puis viendront, en 2027 et 2028, les projets de valorisation de l’esplanade des Fontaines et du vallon de la Mandoune.
Pendant des décennies, beaucoup de villes ont tourné leurs berges vers la voiture. À Montauban, le mouvement semble désormais inverse : redonner progressivement le Tarn aux piétons et aux promeneurs.
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