Ce dimanche matin, à Montesquieu, ils étaient 180 passionnés de quad, enduro et SSV à s’élancer dès 7 heures pour la 16ᵉ édition de la Montesquivienne, une randonnée devenue incontournable dans les coteaux du Quercy.
La Montesquivienne, une rando bien ancrée dans les chemins du Quercy
Les pneus patinent déjà dans le premier chemin. La terre colle, ça glisse, et derrière les casques, on devine les sourires. Ici, pas de classement. Pas de pression. Juste une règle : prendre du plaisir sur près de 90 km de chemins, entre pistes roulantes et passages techniques. « C’est une randonnée, pas une course », rappellent les organisateurs avec le sourire.
Un parcours unique pour tous, mais des variantes rouge et bleue pour adapter la difficulté. Et cette année, une nouveauté : les SSV, plus larges, contraints parfois de contourner certains passages.
Un parcours de 90 km entre chemins roulants et passages techniques
Très vite, la balade se transforme en défi personnel. Dans les sous-bois, les machines s’enfoncent dans des bourbiers. Plus loin, ce sont des dévers délicats, puis une grosse montée, une descente piégeuse… Tout est naturel, brut.
À 30 km, la pause-café fait du bien. On souffle, on échange, on rigole déjà des galères. « Ça glisse un peu avec la pluie de cette nuit… c’est amusant », lâche un organisateur, presque complice. Les chemins serpentent entre Durfort-Lacapelette, Saint-Paul-d’Espis ou encore Moissac. Le terrain change, il n’est jamais monotone.
Avec la pluie, les chemins deviennent plus joueurs
Le vrai tournant de la matinée, il était là. La pluie nocturne a transformé une randonnée maîtrisée… en terrain joueur, parfois traître. Les premiers arrivants, vers 11 heures, le confirment.
Après 4h d’effort, les machines sont méconnaissables. « C’est très bien… mais pour une première, il ne fallait pas qu’il pleuve ! Ça glissait déjà bien », confie un participant, encore couvert de boue.
















Des participants venus en nombre et un esprit convivial à l’arrivée
À l’arrivée, peu importe l’état des quads. Les sourires sont partout. Fred charge son enduro dans son camion, satisfait : « Le parcours était nickel, la météo parfaite… c’était top. » À ses côtés, Michael nuance avec malice : « Il y avait du dur… mais j’aurais aimé du très dur, avec une échappatoire bien sûr ! »
Un peu plus loin, l’ambiance monte encore d’un cran autour de l’apéro. L’association de quad de Saint-Urcisse (47) est venue en groupe. Bernard Gibaud, leur président, savoure : « C’est génial… ils ont plus de chemins que nous, c’est physique. Ça fait 10 ans qu’on vient. » Autour de lui, les copains chambrent Jérôme… resté coincé dans un bourbier. Les rires fusent. L’esprit est là : bon enfant, sincère, partagé.
Apéro et repas pour clôturer la matinée à Sainte-Thècle
À 13h30, tout le monde est rentré. L’apéro est servi. Les discussions refont déjà la matinée. Côté organisation, Franck Planes peut souffler : « Tout s’est bien passé, le temps est de la partie. » Quelques pannes ou casses ont animé le parcours mais « ça fait partie du sport. »
Ce matin, il n’était pas question d’être le plus rapide. Ici, chacun avançait à son rythme, selon son niveau, selon ses envies. Mais une chose a rassemblé tout le monde : le terrain, rendu joueur par la pluie de la nuit.
Les chemins demandaient un peu plus d’attention, parfois un peu plus d’effort. Les montées se méritaient, les passages boueux faisaient sourire… ou ralentir. Et c’est là que la magie a opéré. Sur le parcours, on voyait des groupes s’attendre, s’entraider, se conseiller. Un quad bloqué ? On descend, on pousse. Un passage délicat ? On prend le temps. À l’arrivée, peu importe le niveau ou le temps mis : tout le monde avait son histoire à raconter. « C’est ça qu’on vient chercher », résumait un participant.
À l’heure de ranger les machines, la boue a séché sur les carénages. Autour d’un verre, on refait déjà le parcours. On reparle des coups de main, des galères qui font rire après coup, de ces kilomètres avalés sans vraiment voir le temps passer. Une matinée où chacun vient chercher la même chose, sans forcément le dire : rouler, partager… et profiter. Et au moment de repartir, une idée revient,
revenir l’année prochaine.
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