
À Montpezat-de-Quercy, onze jeunes se forment au rôle de porte-drapeau. Une expérience marquée par la rigueur des gestes et le poids de l’engagement.
Le bois est lourd dans les mains. Le silence, lui, l’est encore plus. Devant le monument aux morts de Montpezat-de-Quercy, les regards se fixent. Les gestes sont lents, appliqués. Pour ces jeunes, ce n’est pas un simple exercice. Ce mercredi 1ᵉʳ avril, ils étaient onze à participer à la 5ᵉ session de l’école des porte-drapeaux du Tarn-et-Garonne. Une journée pour apprendre… mais surtout pour comprendre ce qu’ils s’apprêtent à représenter.
Apprendre les gestes… et ce qu’ils représentent
Tout commence par des gestes. Comment tenir le drapeau. Comment se placer. Quand saluer. Rien n’est laissé au hasard. Les postures se corrigent, les mains s’ajustent, les épaules se redressent.
Autour d’eux, des anciens observent attentivement. Ils corrigent d’un mot, d’un geste.Présidents d’associations patriotiques, bénévoles, habitués des cérémonies : ils transmettent une manière de faire, mais aussi une manière d’être. « Être porte-drapeau, c’est bien plus qu’un rôle symbolique », glisse le maire, Gilles Maccarini, venu saluer les participants. « C’est un engagement. » Derrière cette initiative, l’Office national des anciens combattants et victimes de guerre (ONAC-VG), à l’origine de cette école des porte-drapeaux.
Une relève attendue pour faire vivre les cérémonies
Car derrière cette formation, il y a une réalité. Les porte-drapeaux se font de plus en plus rares. Les associations peinent à trouver des volontaires. Alors ces jeunes, parfois âgés de 13 ou 14 ans, deviennent peu à peu indispensables. Certains découvrent tout juste cet univers. D’autres ont déjà assisté à des commémorations, parfois en famille. Tous avancent avec la même attention, conscients que leur présence ne sera pas anodine.


Face au monument, le moment où tout devient réel
En fin de journée, place à la « cérémonie blanche ». Même décor. Même protocole. Même exigence. Alignés face au monument aux morts, les jeunes appliquent ce qu’ils ont appris. Les gestes sont encore hésitants parfois, mais l’attention est totale. Dans les rangs, plus un bruit.
Le préfet de Tarn-et-Garonne, Vincent Roberti, observe. Il salue leur rigueur, leur engagement. Mais à cet instant, ce ne sont plus vraiment des élèves.
Un premier engagement… et déjà une responsabilité
Quand les diplômes sont remis, les visages se détendent. Un sourire, parfois discret. Un regard échangé. Un soulagement aussi. La journée se termine, mais quelque chose a changé. Parce que la prochaine fois, ce ne sera plus un exercice.
Les nouveaux porte-drapeaux
Morgan Fernandez, Clara Hubert, Lucia Fuzeau, Véronique Girard, Isaure Flaven Bois, Gwenaëlle Prunet, Stéphane Manabera, Manon Herbas, Dylan Place, Constance Galan et Maëva Berrocal.
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