Rugby. Moissac s’incline d’un point face à Figeac

Match de rugby entre Moissac et Figeac au stade Jo Carabignac lors du championnat de Fédérale 3
Moissac s’incline d’un point face à Figeac leader de la poule lors de la 16ᵉ journée de Fédérale 3. JDJ
natura-baies.com

Il a manqué un souffle, un ballon, un détail. Au terme d’un match intense au stade Jo Carabignac à Moissac, l’Avenir moissagais s’est incliné d’un point face au leader de la poule Figeac (31-32) lors de la 16ᵉ journée de championnat. Une défaite frustrante pour les Tarn-et-Garonnais qui ont livré l’une de leurs prestations les plus abouties de ces dernières semaines.

Une défaite qui laisse forcément des regrets. « C’est frustrant », lâche d’emblée le manager Benoît Mothes à la sortie du terrain. Et pour cause. Moissac avait retrouvé des couleurs. Avant la rencontre, le coup d’envoi symbolique a été donné par Claude Nougaro, le plus ancien joueur de l’Avenir moissagais. Les anciens du club s’étaient réunis à midi pour rendre hommage à Jacky Cécilia, disparu récemment.

Moissac répond présent

Dès les premières minutes, le ton est donné. Figeac ouvre le score au pied, mais Moissac répond dans la foulée. Le talonneur Numa Henry franchit le premier la ligne pour les Moissagais, lançant parfaitement les siens dans la rencontre. Les deux équipes jouent, avancent, se répondent.

Moissac trouve rapidement de l’avancée devant, libère des ballons propres et envoie du jeu derrière. Les essais s’enchaînent, les initiatives aussi. Joan Mira se montre particulièrement inspiré et signe un doublé en première période, récompensant la domination moissagaise et l’animation offensive des lignes arrière. Dans cette première période animée, les Moissagais prennent le dessus et virent en tête à la pause 22 à 16.

Sur le banc, Benoît Mothes apprécie ce qu’il voit. « Depuis les trois ou quatre dernières prestations, c’est un des matchs les plus aboutis. On avait retrouvé un peu de l’avancée devant. » Benjamin Gilbert abonde dans le même sens. « On savait que l’engagement serait présent contre le premier de poule. Et il a été présent. »

Un match qui se joue sur des détails

La seconde période devient plus tendue. Le combat s’équilibre, les duels s’intensifient et chaque ballon devient précieux.

Figeac reste au contact, s’appuie sur son jeu au pied et profite de plusieurs situations pour rester dans la partie. Moissac continue de produire du jeu, mais la rencontre bascule peu à peu dans un scénario serré, où chaque erreur peut coûter cher.

Et c’est exactement ce qui va arriver. « On se le bouffe sur des détails », souffle Benoît Mothes. « Des fautes de main… quelques consignes pas respectées… et à ce niveau ça ne pardonne pas. » Un constat partagé par Benjamin Gilbert. « On a eu des petits détails, des petits scories qui ne nous ont pas souri. Et la victoire se joue à un point. »

Frustration dans les vestiaires

À chaud, le staff partage la même analyse : le contenu est là, mais il manque encore un peu de précision pour faire basculer ce type de rencontre. Benjamin Gilbert retient malgré tout l’engagement des siens.  « On a retrouvé de l’avancée devant, du lien avec les trois-quarts, de belles combinaisons. On marque de beaux essais. Mais la victoire se joue à un point… » Un point qui pèse lourd sur le moment.

Même analyse pour Cédric Pannebiau. « On avait passé une bonne semaine à l’entraînement. Ça avait bien bossé. Mais on avait parlé de détails toute la semaine… et c’est vraiment ce qui a pêché aujourd’hui. » Contre une équipe du haut de tableau, ces petits manques se payent immédiatement. « Les petits détails sur des matchs comme ça, contre une grosse équipe avec du beau rugby pratiqué… ils comptent », insiste l’entraîneur.

Dans les vestiaires, les visages sont marqués. « L’état d’esprit est un peu abattu par le résultat », reconnaît Benjamin Gilbert.

Une saison qui reste solide

Malgré la défaite, le staff garde du recul sur la saison. Promu cette année en Fédérale 3, l’Avenir Moissagais avait déjà rempli une grande partie de son objectif en assurant rapidement le maintien. Et surtout, la qualification reste possible. Cédric Pannebiau veut garder le cap. « Il nous reste deux matchs. La qualif est encore à portée de main. Il ne faut pas qu’on dramatise. »

Rendez-vous dans quinze jours

« Je pense qu’on a un groupe très déterminé avec un gros état d’esprit », assure Benjamin Gilbert.
« Dans quinze jours, il y aura encore un gros match contre Fumel et les joueurs donneront tout pour sortir vainqueurs sur leur terre. » Même conviction du côté de Cédric Pannebiau : « Il reste deux matchs. Je pense qu’il y a encore quelque chose à aller chercher. »

Prochain rendez-vous dans quinze jours à Jo Carabignac face à Fumel, un match qui pourrait peser lourd dans la dernière ligne droite de la saison moissagaise.

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