71 ans après, Montauban n’oublie pas les combattants d’Indochine

Cérémonie d'hommage aux morts pour la France en Indochine au cours Foucault à Montauban
Autorités civiles et militaires, anciens combattants et porte-drapeaux étaient réunis au cours Foucault à Montauban pour la Journée nationale d'hommage aux morts pour la France en Indochine. JDJ
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Autorités civiles et militaires, associations patriotiques et porte-drapeaux étaient réunis ce lundi au cours Foucault à Montauban à l’occasion de la Journée nationale d’hommage aux morts pour la France en Indochine. Une cérémonie placée sous le signe du souvenir et de la reconnaissance envers les combattants de ce conflit.

Au cours Foucault, les rangs des porte-drapeaux étaient une nouvelle fois réunis ce lundi 8 juin pour la Journée nationale d’hommage aux morts pour la France en Indochine. Une cérémonie sobre, comme souvent. Lecture du message ministériel par le préfet de Tarn-et-Garonne, Sébastien Cauwel, dépôt de gerbe et recueillement se sont succédé au pied des drapeaux. Mais derrière le protocole se dessine une réalité plus profonde : celle d’une guerre qui s’éloigne peu à peu de la mémoire collective.

Une guerre souvent oubliée

La guerre d’Indochine occupe une place particulière dans l’histoire française. Ni véritablement célébrée comme la Libération, ni aussi présente dans le débat public que la guerre d’Algérie, elle demeure souvent méconnue des plus jeunes générations.

Pourtant, entre 1945 et 1954, plus de 83 000 hommes liés aux forces françaises y ont perdu la vie. Le message ministériel a rappelé la diversité de ceux qui combattirent : militaires métropolitains, légionnaires, tirailleurs africains, combattants indochinois engagés aux côtés de la France, personnels de santé, marins et aviateurs.

Le souvenir du courage

Le texte a également évoqué plusieurs figures marquantes du conflit. Celles des parachutistes largués sur Diên Biên Phu alors que l’issue de la bataille semblait déjà compromise. Celles des prisonniers dont une grande partie ne revint jamais des camps du Viet Minh. Celles encore des médecins, infirmiers et personnels de santé qui poursuivirent leur mission au milieu des combats. Autant de parcours différents réunis par un même engagement.

Honorer les hommes derrière l’Histoire

À l’issue de la cérémonie, un dépôt de gerbe a été effectué en hommage aux morts pour la France en Indochine. Pour les anciens combattants, les familles, les porte-drapeaux et les autorités présentes, l’enjeu n’est pas seulement de commémorer un conflit vieux de plus de soixante-dix ans. Il s’agit aussi de préserver le souvenir des hommes qui l’ont vécu. Car si les témoins de cette guerre sont aujourd’hui de moins en moins nombreux, le courage, la fidélité à la mission et la fraternité d’armes qu’ils ont incarnés continuent d’habiter la mémoire nationale.

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