« Il y avait la place… » : Moissac battu dans les dernières minutes et voit les 32ᵉ s’envoler

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Moissac passe tout près… avant de voir les 32ᵉ de finale lui échapper dans les derniers instants. JDJ
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La déception est immense pour l’Avenir Moissagais. Battus dans les dernières minutes par Hagetmau (15-20), les Tarn-et-Garonnais voient les 32es de finale leur échapper malgré un match longtemps maîtrisé.

Le ballon file entre les poteaux. Silence. Puis explosion côté landais. Au stade Jo Carabignac, tout s’effondre en quelques secondes. L’Avenir Moissagais vient de laisser filer son barrage face au SA Hagetmau (15-20), sur deux dernières actions cruelles dans les arrêts de jeu.

Une domination… sans récompense

Dès l’entame, Moissac impose son rythme. Les intentions sont là, le ballon circule, la pression aussi. « Nous sommes pleinement dans le match, les consignes sont respectées, les joueurs sont appliqués », constate Benjamin Gilbert. Mais il manque l’essentiel. « On démarre le match avec beaucoup de rythme et d’intentions, mais on ne score pas suffisamment sur nos temps forts », regrette Cédric Pannebiau.

Il faut attendre la 26ᵉ minute pour voir Youssef Fallouk conclure, transformé par Myron Dumail (7-0). Trop peu, au regard des occasions. « En phase finale, quand tu es à 5 mètres, il faut concrétiser… on ne l’a pas su le faire », lâche Benoît Mothes. À la pause, Moissac ne mène que 7-3. Un écart fragile.

Un match maîtrisé… puis qui bascule

Au retour des vestiaires, le scénario reste le même. Moissac domine, insiste, avance. Sans toujours être récompensé. « L’ensemble de la deuxième mi-temps est à notre avantage, mais nous avons du mal à concrétiser nos actions », analyse le coach des avants. La mêlée prend le dessus, la défense répond. À l’heure de jeu, Marlon De Carvalho concrétise enfin (15-6). Le break est fait. « On a le match en main », confirme Benjamin Gilbert. « Les joueurs ne s’affolent pas, ils restent dans le plan de jeu malgré quelques fautes évitables.» Et pourtant…

Dix minutes fatales

Le match bascule dans les dernières minutes. Moissac recule, multiplie les fautes — trop de fautes. « 16 fautes, ce n’est pas possible en Fédérale 3 », tranche Benoît Mothes. Hagetmau en profite. Un premier essai à la 77ᵉ. Puis un second, dans les arrêts de jeu. 15-20. Rideau. « Les dix dernières minutes nous sont fatales », souffle Cédric Pannebiau.

Une frustration immense

Le sentiment est partagé. « C’est frustrant… parce qu’on a tenu le match toute la partie », insiste Benoit Mothes. « Il y avait la place. On le sait. » Moissac n’a pas su appuyer quand il le fallait. Ni concrétiser ses temps forts. « On aurait dû insister pour créer la différence. On ne l’a pas fait. »

Mais une saison qui reste solide

Malgré la déception, le bilan reste positif. « Pour un promu, la saison est plus que réussie », rappelle le manager. « En septembre, nous aurions tous signé pour jouer ces barrages . Malgré la défaite aujourd’hui la saison reste belle. », ajoute Cédric Pannebiau. Objectif atteint : se stabiliser en Fédérale 3. Et déjà, le regard se tourne vers la suite. « L’objectif l’an prochain sera clairement la qualification. »

L’espoir reste avec la réserve

Dans la déception, une éclaircie. L’équipe B, elle, poursuit l’aventure. Qualifiée pour les 32ᵉ de finale après une pénalité décisive dans les derniers instants, elle portera désormais les espoirs du club. « On va pousser derrière eux », assure le staff.

Une fin cruelle… mais un cap franchi

Dimanche, Moissac a touché du doigt la suite. Sans parvenir à la saisir. Mais une chose est sûre : ce groupe a posé les bases. Et l’histoire, elle, n’est pas terminée.

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Emilie BOTTIN
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