Moissac. La MFR signe une convention pour structurer sa classe défense

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Les élèves de classe défense de la MFR de Moissac lors de la signature de la convention avec le CIEC de Castelsarrasin. JDJ
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À la MFR de Moissac, la classe défense prend une nouvelle dimension. Une convention signée avec le CIEC de Castelsarrasin vient structurer un projet déjà engagé sur le terrain.

Dans la salle, les élèves portent tous le même t-shirt. Dessus, un blason qu’ils ont imaginé, dessiné, travaillé ensemble. Un projet collectif, présenté et évalué. Ici, rien n’est anecdotique. Ce vendredi matin, à la MFR de Moissac, la signature d’une convention avec le Centre d’instruction élémentaire de conduite (CIEC) de Castelsarrasin vient officialiser une dynamique déjà bien engagée : celle d’une classe défense qui se vit autant qu’elle s’apprend.

Une troisième classe défense à Moissac

Avec cette initiative, Moissac compte désormais trois classes défense. Après le lycée François Mitterrand et le collège de la Sainte-Famille, la MFR vient gonfler les rangs avec 44 élèves de quatrième et troisième. Un développement qui s’inscrit dans une dynamique plus large : le Tarn-et-Garonne recense aujourd’hui 25 classes défense, un chiffre particulièrement élevé à l’échelle nationale.

À la MFR, apprendre passe d’abord par l’expérience

À la MFR, la logique est différente. Ici, pas de classe traditionnelle : les élèves sont en alternance, et apprennent en faisant. Et cela se voit dès le début de la matinée. Après le discours du président Philippe Garcia, les élèves prennent la main. Un quiz est lancé. Une application, des questions, des réponses qui fusent. Dans la salle, tout le monde joue le jeu. Les autorités aussi.

Le format n’a pas laissé indifférent. Le sous-préfet Pierre Bressolles a salué « le caractère très sympathique » du dispositif mis en place par les élèves et leurs enseignants pour présenter la classe défense.

Une dynamique déjà en marche

Bien avant la signature de cette convention, les élèves étaient déjà impliqués. Comme l’explique le directeur de la MFR, Sébastien Marchal, la classe défense existe depuis maintenant trois ans, mais fonctionnait jusqu’ici de manière ponctuelle.

Une montée en puissance progressive, confirmée par l’équipe pédagogique. « On a commencé timidement », reconnaît Maxime Berguit, responsable de la classe de quatrième. Invités il y a deux ans au rallye citoyen, les enseignants découvrent alors un univers qui correspond à leurs objectifs éducatifs. Accompagnés par le lieutenant-colonel Christophe Masse, délégué Militaire Départemental adjoint, et des militaires du 31ᵉ régiment du génie, les élèves participent, apprennent, s’imprègnent.

Depuis, les expériences se multiplient : cérémonies à Castelsarrasin, visite du musée de la Résistance, engagements mémoriels, participation au Rallye Citoyen… « On apprend ce qu’est une classe défense, mais surtout, on crée du lien », résume l’enseignant. « Tout fait sens avec ce que l’on faisait déjà. » Respect, cohésion, esprit d’équipe : ici, la classe défense vient renforcer des valeurs déjà présentes.

Des élèves déjà impliqués au-delà de la classe

Dans les rangs, certains élèves ont déjà franchi un cap. Elena, bientôt 15 ans, jeune porte-drapeau, évoque sans détour son projet : « Je veux m’engager dans l’armée. Être porte-drapeau, c’est du respect. » À ses côtés, Jofrey suit la même trajectoire, inspiré par son père gendarme. Tous deux ont déjà participé à des cérémonies, drapeau en main.

Dans les prises de parole, les élèves restent au centre. La représentante de la Région Occitanie, Marie Castro, s’adresse directement à eux : « Vous êtes au cœur de ce projet. Cette classe représente une chance rare et unique, celle de découvrir un univers exigeant, mais aussi profondément humain. » Un message qui résume l’enjeu : donner aux jeunes des repères, mais aussi des perspectives.

Un projet éducatif qui dépasse le cadre scolaire

Le président de la MFR, Philippe Garcia, pose clairement le cap : « Nous ne formons pas uniquement à un métier, nous accompagnons chaque jeune dans la construction de son parcours de vie. » Dans cette logique, la classe défense ne vient pas s’ajouter, mais compléter un projet déjà en place. À la MFR, l’apprentissage passe par l’expérience, le concret, le vécu.

Au-delà des méthodes, l’objectif reste le même : former des jeunes capables de s’engager, de comprendre le monde qui les entoure et de trouver leur place dans la société. La classe défense s’inscrit pleinement dans cette démarche, en apportant des repères, du sens et une ouverture sur les enjeux citoyens. « Éduquer, c’est transmettre des savoirs, mais aussi des valeurs pour agir dans le monde. »

Pour le sous-préfet, l’enjeu dépasse largement le cadre scolaire. « À travers ce partenariat, vous ouvrez une porte », explique-t-il. Une porte vers l’engagement, le collectif, mais aussi vers des parcours professionnels parfois méconnus. Avant de s’adresser directement aux élèves : « Profitez-en pleinement, soyez curieux, impliquez-vous. »

Une prochaine étape déjà en ligne de mire

La prochaine étape est fixée : la remise du drapeau, le 13 avril. Un moment fort, forcément. Mais à la MFR, l’essentiel est déjà là. Sur le terrain, dans les engagements, dans cette dynamique collective qui s’installe.

« Trois lettres, trois couleurs… comme le drapeau français », résume le délégué militaire adjoint avant la signature. Une formule simple, presque évidente. Comme ce que cette classe est déjà devenue, au fil des semaines.

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Emilie BOTTIN
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