Forces de sécurité. Le préfet rend hommage à l’engagement et fixe ses priorités

Le préfet de Tarn-et-Garonne Vincent Roberti lors de la cérémonie des vœux aux forces de sécurité intérieure, entouré de policiers, gendarmes, pompiers et militaires.
Vœux aux forces de sécurité intérieure : le préfet Vincent Roberti entouré des représentants des forces de l’ordre et de secours du Tarn-et-Garonne
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À l’occasion des vœux aux forces de sécurité intérieure, le préfet de Tarn-et-Garonne a tenu à saluer l’engagement quotidien des policiers, gendarmes, pompiers et militaires. Au-delà des remerciements, il a fixé un cap clair pour 2026, entre fermeté, proximité et adaptation à des menaces en constante évolution.

Sécurité : des menaces multiples, un cap assumé

Mardi 27 janvier, policiers, gendarmes, sapeurs-pompiers, militaires, personnels pénitentiaires et représentants de la justice étaient réunis pour la cérémonie des vœux aux forces de sécurité intérieure. Dans un contexte national et international instable, le préfet de Tarn-et-Garonne, Vincent Roberti, a posé un diagnostic clair : la sécurité fait désormais face à des menaces hybrides, diffuses et parfois invisibles.

Cyberharcèlement, escroqueries financières utilisant l’intelligence artificielle, narcotrafic, violences physiques à l’encontre des institutions… « Ce nouveau monde exige de notre part agilité, proximité et fermeté », a résumé le représentant de l’État, saluant la coopération étroite entre police, gendarmerie, douanes, justice, administration pénitentiaire, pompiers et forces armées.

Sécurité du quotidien : des résultats chiffrés et revendiqués

Au cœur du discours, la sécurité du quotidien. Déployé en Tarn-et-Garonne, le Plan d’action départemental de restauration de la sécurité du quotidien (PADRSQ) constitue l’ossature de l’action menée.

En 2025, la présence sur le terrain a été renforcée avec plus de 310 000 heures de patrouille, en hausse de 7 %. Une visibilité qui, selon la préfecture, a produit des effets mesurables : moins 8 % de vols par effraction et plus 30 % de mises en cause liées aux stupéfiants. Cette stratégie s’appuie également sur un réseau de partenariats renforcés : conventions avec les polices municipales et rurales, milieu scolaire, bailleurs sociaux, buralistes et coordination étroite avec les maires.

Narcotrafic : une priorité maintenue en 2026

La lutte contre le narcotrafic demeure un axe central. En 2025, les forces de sécurité ont saisi 584 kg de stupéfiants ainsi que plusieurs centaines de milliers d’euros d’avoirs criminels.

La déclinaison locale de la stratégie nationale s’est traduite par la création d’un groupe d’enquête dédié (GED narcotrafic) associant étroitement l’État et le parquet. Plusieurs points de deal ont été démantelés à Montauban, Valence-d’Agen, Grisolles, Montech, Castelsarrasin ou encore Labastide-Saint-Pierre. « L’État a été réarmé juridiquement », a rappelé le préfet, évoquant la loi du 13 juin 2025, qui permet notamment de fermer des commerces impliqués, d’expulser des trafiquants de logements sociaux et d’interdire leur présence sur certains sites.

Routes, violences intrafamiliales, secours : les autres fronts

Si le nombre de décès sur les routes a baissé de 30 % en trois ans, le département reste particulièrement accidentogène, notamment chez les jeunes. En 2025, 900 suspensions de permis et 528 mises en fourrière ont été prononcées en zone gendarmerie. La sécurité routière restera une priorité affichée pour 2026.

Autre enjeu majeur : les violences intrafamiliales, avec 760 victimes recensées. Des avancées ont été réalisées en matière d’hébergement d’urgence, et une convention pour l’éloignement des auteurs sera signée en février.

Les sapeurs-pompiers ont, quant à eux, réalisé 18 600 interventions, dont près de 80 % pour des secours à la personne. Le préfet a salué leur engagement, rappelant la nécessité d’adapter le modèle de sécurité civile face à la multiplication des crises et des catastrophes naturelles.

Immigration, radicalisation, terrorisme : une vigilance constante

La pression migratoire reste élevée, avec une hausse de 13 % des demandes de titres de séjour en 2025. Le préfet a réaffirmé une ligne d’équilibre : accueil et intégration des réfugiés, mais application ferme du droit lorsque les conditions ne sont pas réunies.

Dans le même temps, les services de renseignement poursuivent un travail discret mais constant de suivi des personnes radicalisées et des mouvements séparatistes, un modèle que l’État juge efficace.

Des visages derrière l’uniforme

La cérémonie a également été l’occasion de mettre en lumière des engagements individuels exemplaires. À l’issue des discours, le préfet a procédé à une remise de décorations, rappelant que derrière les statistiques et les dispositifs, il y a des femmes et des hommes confrontés au danger au quotidien.

La médaille de bronze pour acte de courage et de dévouement a ainsi été remise à Hugo Mercadie, pour avoir porté secours, au péril de sa vie, à une jeune femme tombée dans la Garonne. La médaille de la sécurité intérieure – échelon bronze a également été attribuée au capitaine de réserve Théobald de Riberolles, salué pour son engagement au service de la Garde nationale et le renforcement des partenariats de sécurité en Tarn-et-Garonne. Un temps fort, salué par l’assemblée, qui a rappelé que la sécurité repose aussi sur des actes individuels.

« L’État reste un repère »

En conclusion, Vincent Roberti a tenu à saluer l’engagement quotidien des forces de sécurité intérieure, rappelant l’exigence croissante des citoyens en matière de protection. « Vous incarnez l’État. Face aux transformations du monde, il reste un repère pour nos concitoyens », a-t-il affirmé, appelant à maintenir en 2026 une action ferme, coordonnée et lisible au service de la sécurité des Tarn-et-Garonnais.

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Emilie BOTTIN
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