
Après deux mois de fermeture, les détonations ont de nouveau résonné dimanche au stand de tir de Castelsarrasin. Une vingtaine de tireurs ont participé à cette première matinée de la saison. Un retour sur le pas de tir qui confirme aussi la bonne santé d’un club où militaires et civils se côtoient désormais à parts presque égales.
Il n’aura pas fallu longtemps pour retrouver les habitudes. Dimanche 6 septembre, une vingtaine de tireurs ont repris place devant les cibles du CSA du 31e Régiment de Castelsarrasin. Au terme de la matinée, environ 1 000 coups avaient été tirés.Une rentrée attendue après deux mois sans séance. La fermeture estivale a notamment permis de procéder à la purge de la butte de tir, avant que les adhérents ne puissent retrouver le stand. À la tête de la section depuis maintenant trois ans, Jean-Louis Martinez, président, et Eric Mauguy, vice-président, abordent cette nouvelle saison avec des effectifs stables : 150 licenciés, dont 26 femmes, et toujours de nouvelles demandes.
De 12 à 84 ans sur le pas de tir
Derrière l’image militaire que peut encore renvoyer le nom du club, son profil a progressivement changé. Le CSA est historiquement lié au 31e Régiment du génie, mais ses adhérents ne viennent plus uniquement du monde de la Défense. « Aujourd’hui, nous avons 50 % de purs civils », souligne Jean-Louis Martinez. Un constat qui se retrouve dans les générations présentes au stand. Le plus jeune licencié a 12 ans, le plus âgé 84 ans. Entre les deux, chacun pratique à son rythme. Les adhérents viennent tirer lorsqu’ils le souhaitent pendant les créneaux d’ouverture, le mardi soir et le samedi matin.
Le stand de Marchès permet la pratique du tir sportif à 25 mètres, avec quatre couloirs sur cibles fixes. Une particularité du calendrier s’ajoute toutefois aux horaires habituels : situé à proximité de l’hippodrome, le stand reste fermé les jours de courses hippiques.
« On est là pour prendre du plaisir »
Si le club conserve ses racines militaires, Jean-Louis Martinez insiste davantage sur l’ambiance qu’il veut aujourd’hui faire vivre au sein de la section. Lorsqu’il en a repris les rênes avec son équipe il y a trois ans, le président explique avoir voulu revoir en profondeur son fonctionnement. « Le club existe depuis plus de vingt ans. Lorsque nous avons repris, les gens ne s’y sentaient pas bien. On a tout refondu et rédigé un règlement intérieur qui a été validé par la Fédération Midi-Pyrénées et qui continue d’évoluer. »Le CSA veut aujourd’hui cultiver une atmosphère beaucoup plus familiale, où chacun doit pouvoir trouver sa place parmi les 150 adhérents et les demandes qui continuent d’arriver.
La sécurité reste nécessairement au cœur de la pratique. En plus des obligations fédérales, le club demande à ses licenciés deux tirs d’assiduité dans l’année. Mais le président ne veut pas réduire la discipline à ses contraintes. « On est là pour prendre du plaisir. Le tir est un moyen de détente et, quand les gens repartent, ils sont contents. »
« Farcir le Dindon » pourrait revenir cette saison
Pour 2026-2027, Jean-Louis Martinez espère simplement « une année pleine d’aventures », avec quelques rendez-vous capables de faire vivre le club autrement que lors des séances habituelles. L’an dernier, ses membres avaient notamment imaginé une petite compétition au nom difficile à oublier : « Farcir le Dindon ». « En 2025, nous avions organisé une petite compétition qui a bien fonctionné et tout le monde a été récompensé. On le refera peut-être cette année. »
Rien n’est donc encore arrêté pour cette nouvelle édition. Mais dimanche, avec 20 tireurs et quelque 1 000 coups tirés pour la reprise, le CSA du 31e Régiment avait déjà retrouvé une partie de son rythme.
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