Fini les 81 marches : l’ascenseur du jardin des Plantes entre en service

Nouvel ascenseur reliant le Jardin des Plantes au centre-ville de Montauban
Fini les 81 marches. Inauguré mardi 5 mai, le nouvel ascenseur relie désormais le Jardin des Plantes au centre-ville en quelques secondes. JDJ
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Fini les 81 marches à grimper sous le soleil ou entre deux courses. Ce mardi matin, au Jardin des Plantes, il suffisait d’appuyer sur un bouton… et de se laisser porter.

À 11 heures, les portes du nouvel ascenseur se sont ouvertes pour la première fois, reliant en quelques secondes le parking au cœur historique de Montauban et inversement. Une mise en service très attendue par les habitués des lieux. « Il est hyper agréable », sourit une utilisatrice en sortant de la cabine. À ses côtés, un autre habitué du quartier résume : « Franchement, c’est super. » Car pendant près de trois ans, il avait fallu reprendre son souffle dans l’escalier monumental. 81 marches devenues le quotidien — ou le découragement — de nombreux Montalbanais.

Le Jardin des Plantes retrouve un accès direct au centre-ville

Derrière ce trajet de quelques secondes, c’est un vrai changement d’usage. « Nous inaugurons aujourd’hui un équipement qui facilite concrètement le quotidien », insiste le maire Didier Lallemand. « Il permet de relier la ville basse au centre-ville et d’accéder facilement aux commerces, au marché, aux animations. »

Un ascenseur plus fiable que l’ancien funiculaire

L’ascenseur peut accueillir jusqu’à 16 personnes et fonctionne tous les jours, de 6h à 23h. Surtout, il ne devrait plus tomber en panne comme son prédécesseur. « Aujourd’hui avec une batterie en directe, en cas de panne, il pourra toujours fonctionner, » explique l’édile. Installé en 1986, l’ancien funiculaire était devenu un casse-tête. Prototype unique, difficile à réparer, souvent à l’arrêt. Désormais, deux cabines fonctionnent en alternance. « Même en cas de maintenance, il y aura toujours un ascenseur en service », souligne la municipalité.

Un équipement conçu pour les déplacements du quotidien

Autour, la vie du Jardin des Plantes continue de défiler. Étudiants allongés dans l’herbe, familles près de l’aire de jeux, promeneurs le long du Tescou… « C’est un lieu de vie, de passage, de respiration », rappelle le préfet Vincent Roberti. « Et chacun, à un moment, a besoin de rejoindre le centre historique facilement. »

C’est précisément ce lien que vient recréer l’équipement. « La mobilité ne se limite pas aux grands axes », poursuit-il. « Elle concerne aussi les parcours du quotidien. La liberté de se déplacer doit être la même pour chacun. » Côté stationnement, la Ville assure qu’aucune place n’a été supprimée pour réaliser l’aménagement. Un point important dans une ville où le sujet reste sensible

Un ascenseur de 22 mètres de haut

Difficile pourtant de manquer la structure : 22 mètres de haut, une passerelle de 23 mètres suspendue au-dessus du vide. Une prouesse technique, réalisée dans des conditions parfois vertigineuses.

Si son utilité ne fait guère débat, l’habillage métallique de l’ouvrage a suscité quelques réserves parmi les personnes présentes, notamment sur son intégration dans le paysage du Jardin des Plantes. « On a cherché à capter les reflets du ciel pour rendre l’ouvrage le plus discret possible », explique l’architecte Anaïs Buckinx. « L’idée, c’est qu’il accompagne votre quotidien… et que vous ne le voyiez plus. » L’ensemble a toutefois été pensé pour adoucir cette présence, grâce au bois, à la végétalisation et aux lignes de la passerelle, dans un jardin historique de trois hectares créé en 1861.

Un chantier adapté aux contraintes du site et des riverains

Le chantier, lui, n’a pas été un long fleuve tranquille. Fouilles archéologiques, études techniques, ajustements… « Le projet a été modifié pour respecter la proximité et l’intimité des riverains », précise le maire. Côté financement, l’opération avoisine les 1,5 million d’euros, avec un soutien de l’État à hauteur de 385 000€. Le Département pourrait encore participer.

Au-delà du quotidien, la mise en service tombe à point nommé. « Dans quelques semaines, le Jardin des Plantes vibrera au rythme de Montauban en Scènes », rappelle Didier Lallemand. « Cet ascenseur accompagnera cette belle respiration collective. »

Un équipement déjà adopté par les premiers usagers

Désormais, il ne reste plus qu’à l’adopter. Ou comme le glisse avec humour le préfet : « Il ne reste plus qu’à le tester… je reviendrai à 6h et à 23h pour vérifier qu’il fonctionne bien. »

En attendant, les premiers trajets s’enchaînent déjà. Montée, descente, portes qui s’ouvrent… et une habitude qui s’installe. Cette fois, sans avoir à compter les marches.

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