
Une première mi-temps laborieuse, une pause qui remet les idées en place et quarante minutes pour retrouver le sourire. Dimanche 18 octobre, au stade Jo Carabignac, l’Avenir moissagais a dominé le Rugby Club Villeneuve XV (43-12), avec un bonus offensif à la clé. Une belle réaction après un début de championnat compliqué, d’autant que l’équipe réserve a elle aussi signé une large victoire (68-0).
De retour devant son public pour cette cinquième journée de Fédérale 3, l’Avenir moissagais avait besoin de renouer avec la victoire. Après un début de saison en demi-teinte, les joueurs retrouvaient le stade Jo Carabignac avec l’envie de relancer la dynamique. Mais face à Villeneuve, les choses ont mis du temps à se mettre en place.
Une première mi-temps compliquée pour Moissac
Dès les premières séquences, les Moissagais peinent à installer leur jeu. Ils parviennent par moments à inquiéter la défense adverse, mais les occasions ne se concrétisent pas. Trop d’imprécisions, pas assez de ballons conservés : Villeneuve reste dans la partie et empêche les locaux de prendre l’ascendant. « La première mi-temps a été assez moyenne. On n’a pas réussi à mettre la main sur le ballon, on a été trop imprécis et on a eu du mal à mettre notre jeu en place », reconnaît Benoît Mothes, manager de l’Avenir moissagais.
Le constat est partagé sur le banc. Cédric Pannebieau estime que les siens ont trop laissé Villeneuve jouer, sans parvenir à imposer leur propre rythme. Benjamin Gilbert souligne, lui, que les occasions existaient, mais que ses joueurs ne parvenaient pas à les exploiter. « Le peu de fois que nous avons eu la possession, nous les mettons en danger, mais par manque d’efficacité et de fébrilité, nous les laissons dans la partie », explique Benjamin Gilbert, entraîneur des avants. Résultat : à la pause, les deux formations sont toujours dos à dos, 12 à 12. Un score qui ne satisfait évidemment pas le staff moissagais.
Dans les vestiaires, le ton monte. Benjamin Gilbert évoque un « coup de gueule » et des consignes pour retrouver de l’ambition et de la détermination. Avec Cédric Pannebiau, il cherche surtout à libérer un groupe qui semble jouer sous pression. « Avec Benjamin, nous avons eu besoin de remobiliser les joueurs à la mi-temps pour les libérer et leur enlever cette pression », raconte Cédric Pannebiau, entraîneur des arrières. Et le message passe.

Une seconde période à sens unique et le bonus offensif pour l’Avenir Moissagais
Au retour sur la pelouse, le visage de l’Avenir change. Les Moissagais conservent davantage le ballon, enchaînent les séquences et trouvent enfin les espaces pour faire la différence. Les remplaçants apportent également l’énergie attendue, permettant aux locaux de prendre progressivement le large. Benjamin Gilbert retrouve alors le jeu qu’il attendait de son équipe : « Nous avons tenu le ballon, gagné nos collisions, nous avons alterné le jeu au près et au large, nous avons retrouvé de l’avancée en conquête pour finir derrière la ligne. » Villeneuve, qui avait tenu tête aux locaux pendant quarante minutes, ne parvient plus à suivre le rythme. Le score commence à enfler, tandis que la défense moissagaise préserve sa ligne. Cette domination se traduit aussi par davantage de patience et de réalisme, comme le souligne Benoît Mothes : « En deuxième période, on a su garder davantage nos ballons, être plus patients et surtout mettre notre jeu en place. »
Et les Moissagais ne se contentent pas de prendre le large. Dans les dernières minutes, ils trouvent encore les ressources pour aller chercher le bonus offensif sur un ballon porté. Une action qui a particulièrement marqué Cédric Pannebiau, heureux de revoir ce qui fait, à ses yeux, l’identité de son équipe. « Je suis fier de retrouver un peu l’ADN du club en voyant des joueurs capables d’aller chercher ce bonus offensif sur un ballon porté dans les dernières minutes », confie l’entraîneur. Au coup de sifflet final, le tableau affiche 43 à 12. Une victoire construite essentiellement après la pause, avec 31 points inscrits en seconde période et aucun encaissé.
Deux victoires bonifiées pour retrouver le sourire
Ce succès arrive au bon moment pour l’Avenir moissagais. Après cinq journées de championnat, le parcours n’avait rien d’un long fleuve tranquille. Trois déplacements, une victoire et deux défaites à l’extérieur, un match nul à domicile : le groupe avait besoin de retrouver des certitudes. Et ce dimanche, la satisfaction est double. L’équipe réserve a elle aussi répondu présente, avec une victoire sans appel 68 à 0, malgré plusieurs absences dans son effectif. Une performance que Benjamin Gilbert a particulièrement appréciée : « Félicitations à notre équipe B qui était diminuée par pas mal d’absences mais malgré tout a fait un gros match offensivement et défensivement. » Pour Benoît Mothes, ces résultats représentent un véritable bol d’air : « On avait besoin de reprendre confiance, aussi bien pour la Une que pour la Deux. […] Ces deux victoires aujourd’hui font vraiment du bien. »
Deux équipes victorieuses, deux bonus offensifs et une journée qui permet au club de repartir de l’avant. Mais derrière la satisfaction, les entraîneurs gardent les pieds sur terre. Car si la seconde période a montré de belles choses, la première rappelle aussi le travail qui reste à accomplir. « Il faudra être capable de faire deux mi-temps pleines sur les prochains matchs si on veut continuer à rester dans le bon wagon », prévient Cédric Pannebiau.
Les joueurs vont désormais pouvoir profiter d’un peu de repos avant de retrouver le chemin de l’entraînement. Le prochain défi les attend du côté de la Vallée du Lot, où il faudra confirmer cette belle réaction. À Moissac, ce dimanche, les deux équipes ont retrouvé le goût de la victoire. Et pour un club qui cherchait à reprendre confiance, difficile d’imaginer meilleure façon de relancer la machine.
Pour ne rien manquer de nos prochaines publications, n’hésitez pas à vous abonner à notre page Facebook.




























