
La scène est connue, mais le moment est solennel. Ce jeudi après-midi, dans sa permanence située 12 place de la Liberté, Jean-Philippe Bésiers a officiellement annoncé sa candidature aux élections municipales des 15 et 22 mars 2026. Une conférence de presse sans effet de manche, mais structurée, qui marque une étape claire : l’entrée en campagne du maire sortant.
Après plusieurs semaines de rumeurs, de déclarations éparses et d’annonces faites avant les fêtes par d’autres listes, cette prise de parole vient poser un cadre. « C’est maintenant que la campagne commence », glisse le maire sortant. Un sentiment largement partagé dans la salle.
Une candidature assumée, dans la continuité
Sans surprise, Jean-Philippe Bésiers repart avec le même nom de liste que lors des précédents scrutins : « Pour Castel, tout simplement ». Un choix revendiqué, symbole d’une continuité politique assumée depuis 2014. Le maire sortant l’affirme d’emblée : cette candidature s’inscrit dans la suite logique d’un mandat qu’il qualifie de « riche en réalisations », mais aussi marqué par des circonstances exceptionnelles. Car ce mandat, rappelle-t-il, a commencé dans la difficulté. La crise sanitaire, puis la crise énergétique, ont imposé de nouveaux modes de fonctionnement et des arbitrages constants. « Il a fallu apprendre à être résilient, à s’adapter, sans renoncer aux projets », insiste-t-il.
Un bilan revendiqué comme socle de campagne
C’est autour de ce bilan que Jean-Philippe Bésiers construit aujourd’hui sa candidature. Il déroule, méthodiquement, les grandes réalisations de ces six dernières années – et plus largement de douze années d’engagement municipal.
Éducation d’abord, avec la construction des écoles Eugène Redon et Simone Veil. Culture ensuite, avec l’ouverture de la Maison d’Espagne, devenue l’un des piliers culturels de la ville aux côtés de la médiathèque, de l’école de musique et du cinéma. Petite enfance, sport, équipements communaux… Le maire insiste sur une logique de projets « pensés, partagés et réalisés » avec les acteurs locaux.
Le site de Banel, qualifié de projet «cœur », occupe une place centrale dans son discours pour ce chantier qui a concentré une large part de l’énergie municipale en fin de mandat. Dans son propos, Jean-Philippe Bésiers aborde également plusieurs thématiques structurantes pour la ville : le développement de logements, la requalification urbaine, l’action cœur de ville et la lutte contre l’habitat dégradé.
Chiffres à l’appui, il rappelle également 60 millions d’euros investis en dix ans, sans augmentation de la fiscalité communale, et 8 millions d’euros de subventions mobilisées pour accompagner ces projets. Un point qu’il juge essentiel dans un contexte de tension sur les finances publiques.
Sécurité, santé, logement : les priorités affichées
Pour la suite, le candidat ne parle pas encore de promesses, mais de priorités. La sécurité, d’abord, avec l’évolution annoncée de la police rurale vers une police municipale et le déploiement de la vidéoprotection. Une orientation assumée, mais présentée comme un équilibre à trouver dans un budget communal contraint.
La santé constitue l’autre pilier du projet. Le maire évoque longuement la future maison de santé pluridisciplinaire de la zone de Lavalette, portée à l’échelle intercommunale. Un équipement attendu, avec plusieurs praticiens, des internes accueillis sur place et un démarrage des travaux prévu au deuxième trimestre 2026.
Viennent ensuite le logement, la préservation du patrimoine existant, la requalification des espaces publics, la création d’îlots de fraîcheur, la gestion de l’eau et l’attractivité du centre-ville. Autant de thèmes déjà présents lors des précédents mandats, mais que Jean-Philippe Bésiers souhaite approfondir.
Une équipe renouvelée, une méthode inchangée
Sur le plan politique, le maire sortant annonce une liste renouvelée à hauteur de 45 à 50 %, mêlant élus expérimentés et nouveaux profils. Il évoque aussi des ralliements venus de l’opposition et rappelle que 95 à 96 % des délibérations du conseil municipal ont été votées à une large majorité, toutes tendances confondues.
« Je veux la meilleure équipe pour Castelsarrasin », résume-t-il, insistant sur les compétences et les parcours professionnels des futurs colistiers. La liste complète sera officiellement présentée le 6 février à 19h, à l’espace Descazeaux à la Maison d’Espagne.
Une campagne qui s’organise
La suite est désormais calée. Huit réunions publiques sont programmées entre le 2 et le 13 mars, dans l’ensemble des quartiers de Castelsarrasin. Une volonté affichée d’aller au contact, dans une ville qui compte aujourd’hui près de 14 600 habitants et qui, selon le maire, « continue de se développer à la croisée de grands enjeux territoriaux ».
Si d’autres listes ont déjà annoncé leur intention de se présenter avant les fêtes, l’entrée en campagne officielle du maire sortant marque une nouvelle phase de cette élection municipale à Castelsarrasin. La séquence politique est désormais ouverte. Les prochaines semaines diront comment elle s’écrira, et avec quels équilibres.
Pour ne rien manquer de nos prochaines publications, n’hésitez pas à vous abonner à notre page Facebook.


























