À Montauban, les retraités de la police réunis pour la galette des rois

Les retraités de la police réunis à Montauban pour la galette des rois
Michel Laurens (à droite), président de l’Union des retraités de la police, aux côtés des représentants de l’État, le préfet de Tarn-et-Garonne, le sénateur Pierre-Antoine Lévi, et de Claude Jean, adjoint à la Ville de Montauban.
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Ils arrivent souvent par petits groupes, échangent une poignée de main, parfois une accolade. En ce début d’année, à Montauban, les retraités de la police se sont retrouvés pour leur traditionnelle galette des rois. Un rendez-vous attendu, où l’on vient autant pour partager un moment convivial que pour entretenir un lien forgé au fil des années de service.

Un moment simple, chargé de sens

Avant même les discours, l’ambiance donne le ton. Ici, pas de protocole pesant. On échange des nouvelles, on évoque les absents, on se souvient. Cette galette, chacun le sait, est moins une formalité qu’un prétexte pour se retrouver. « Quel bonheur de vous revoir en ce début d’année », glisse d’ailleurs Michel Laurens, président de l’Union des retraités de la police, en ouvrant la rencontre.

Plusieurs personnalités avaient fait savoir leur absence, retenues par l’actualité nationale ou locale. Les députés Marine Hamelet et Pierre-Henri Carbonnel étaient à l’Assemblée nationale pour les votes du budget, tandis que Yann Sourisseau, directeur départemental de la police nationale, était mobilisé par les manifestations agricoles. Des absences excusées, mais pas oubliées.

Autour de la salle, les représentants de l’État et des institutions locales ont tenu à être présents : le préfet de Tarn-et-Garonne, le sénateur Pierre-Antoine Lévi, le colonel Jérôme Christ, directeur militaire départemental, ou encore Claude Jean, adjoint à la Ville de Montauban, lui-même ancien collègue aujourd’hui retraité.

Une association bien ancrée dans la vie locale

Dans un discours volontairement concis, Michel Laurens a rappelé combien l’année écoulée avait été dense. Une année rythmée par les rendez-vous conviviaux — galette, assemblée générale, rencontres sportives intergénérationnelles, repas à thème, voyages et sorties — mais aussi par une présence régulière dans la vie institutionnelle et mémorielle du territoire.

Le drapeau de l’association est ainsi sorti 38 fois en 2025, lors de cérémonies officielles et d’hommages. « Je vous ai représentés à chacune d’entre elles », rappelle le président, presque en passant, comme une évidence. Une fidélité discrète, mais constante, à ces temps de mémoire auxquels les anciens policiers restent profondément attachés.

Le temps qui passe, les visages qui manquent

Comme souvent dans ce type de rassemblement, le souvenir des absents affleure. L’année 2025 a été marquée par la disparition de cinq camarades et d’une veuve. Le dernier en date, Robert Aurous, est décédé la veille de la cérémonie. Des noms évoqués avec pudeur, mais jamais oubliés.

Moment fort de l’année écoulée, également, le déplacement à Onet-le-Château pour la remise de la Légion d’honneur à Julien Aigouy, 104 ans. Une figure respectée, symbole vivant de l’engagement et du temps long, qui incarne à lui seul ce lien entre générations que l’association s’efforce de préserver.

Une dynamique toujours vivante

Malgré les années et les épreuves, l’Union des retraités de la police continue de grandir. L’effectif est passé de 135 à 196 adhérents en un an, avec l’arrivée notable du Lot-et-Garonne, qui compte désormais 25 membres. Une progression qui témoigne de l’attractivité de la structure et du besoin, pour beaucoup d’anciens, de rester reliés. Côté finances, la situation est saine et équilibrée. Un point rapidement évoqué, mais important, tant il conditionne la poursuite des actions et des rencontres à venir.

Un engagement local et un combat national

Au-delà du Tarn-et-Garonne, Michel Laurens s’investit également au niveau national. Conseils d’administration, accompagnement de départements en restructuration, participation aux grandes rencontres mémorielles : le président reste très actif. Il poursuit aussi ses échanges avec le ministère de l’Intérieur sur la reconnaissance du métier de policier. « Je ne lâche rien. Le décret n’attend plus qu’une signature », assure-t-il.

Le regard du préfet

Sur sa page Facebook, le Préfet de Tarn-et-Garonne Vincent Roberti a salué l’engagement de Michel Laurens et « l’action dynamique de l’association ». Il a rappelé que ce moment de convivialité était aussi celui « d’une communauté soudée, respectueuse de ses anciens, attachée aux valeurs de la République et à la reconnaissance du service rendu ».

Un message qui fait écho à l’esprit de cette galette des rois. Car derrière la simplicité du rendez-vous, se dessine une réalité plus profonde : celle d’hommes et de femmes qui, une fois l’uniforme rangé, continuent de faire vivre une solidarité forgée dans le service de l’État.

En conclusion, le président a adressé ses vœux les plus sincères pour 2026, au nom du conseil d’administration et en son nom personnel. Une année que les retraités de la police espèrent fidèle à leur devise, toujours actuelle : fédérer, accompagner, aider.

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Emilie BOTTIN
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