
Derrière le croustillant d’une galette des rois, il y a bien plus qu’une recette. Il y a des heures de travail avant l’aube, des gestes répétés des milliers de fois, des apprentis formés, des commerces ouverts quand tout dort encore. C’est cette réalité-là que la Fédération départementale de la boulangerie-pâtisserie de Tarn-et-Garonne a choisi de mettre en lumière lors de sa cérémonie des vœux, organisée cette année à la préfecture.
Au centre de la salle, une galette géante réalisée par les apprentis du CFA et leurs maîtres de stage. Un symbole volontairement simple, mais lourd de sens : celui d’une profession qui continue de transmettre, malgré les difficultés.
La boulangerie, un repère du quotidien
Dans le Tarn-et-Garonne, la boulangerie artisanale reste l’un des derniers commerces de proximité à résister partout. Avec 112 établissements sur le département, elle est souvent le premier lieu où l’on se croise le matin, parfois le dernier encore ouvert le soir. Un espace de lien, bien avant d’être un commerce.
Mais ces dernières années ont mis la profession sous tension : explosion des coûts de l’énergie, hausse des matières premières, contraintes réglementaires accrues. Des réalités rappelées sans détour par Christophe Passedat, président de la fédération :« Cette galette est le fruit du travail quotidien de toute une profession attachée à la qualité, à la transmission et au lien social. »
Former, transmettre, tenir
Au-delà des chiffres et des contraintes, la cérémonie a surtout donné à voir une filière qui continue d’avancer. Former des jeunes, maintenir des savoir-faire, créer de l’emploi local : des engagements quotidiens, souvent invisibles. Un message adressé directement aux apprentis par Michel Weill, président du Conseil départemental : « Vous avez choisi un métier exigeant, un métier de passion. Vous êtes la relève d’une profession essentielle à la vie de notre territoire. »
Une reconnaissance partagée
Présent aux côtés de nombreux élus et représentants institutionnels, le préfet Vincent Roberti a salué l’engagement des artisans et rappelé les dispositifs d’accompagnement existants. Mais surtout, il a replacé ce moment dans une dimension plus large : « Cette galette symbolise une profession vivante, résiliente et tournée vers l’avenir. »
Un temps de reconnaissance, sans emphase, à l’image d’un métier qui avance sans bruit, mais qui continue de structurer la vie locale, jour après jour.
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