
Près de cent personnes se sont réunies à la chapelle du séminaire de Moissac pour les vœux du curé. Entre remerciements, projets de restauration des églises et traditions populaires, la paroisse a rappelé son rôle discret, mais essentiel dans la vie locale.
Ce jeudi soir, la chapelle du séminaire de Moissac s’est remplie de visages familiers pour les vœux du curé. Près d’une centaine de paroissiens, bénévoles, responsables associatifs et élus avaient répondu à l’invitation du père Hoan. Des cheveux blancs, quelques enfants, et beaucoup de visages familiers. Une assemblée à l’image de la paroisse : diverse, engagée, fidèle.
Au centre de cette soirée, le Père Pierre Hoan, visiblement ému, a pris le temps de remercier, un par un, tous ceux qui font vivre la paroisse au quotidien. Une longue liste, assumée, presque nécessaire tant les engagements sont nombreux et souvent discrets.
Une paroisse portée par ses bénévoles
Diacre, religieuses, équipe pastorale, secrétariat, trésorerie, catéchèse, liturgie, accueil des pèlerins, entretien des églises, chorales, sacristines, fleurissement, journal paroissial… Le Père Hoan n’a oublié personne. « L’Église a besoin de vous, et la paroisse de Moissac sait qu’elle peut compter sur vous », a-t-il rappelé, soulignant une année 2025 dense, marquée notamment par l’année jubilaire. L’abbatiale a accueilli de nombreux pèlerins sur le chemin du Jubilé, des processions ont été organisées, et le sacrement des malades a été largement suivi. Une attention particulière aux plus fragiles, qui sera renouvelée le 8 février prochain à l’occasion de la Journée mondiale du malade.
Patrimoine religieux : des églises sauvées, une dynamique collective
Autre temps fort de la soirée : le point sur la restauration des églises du territoire. À Saint-Avit, les travaux avancent, avec un dernier chantier en ligne de mire : le mur du cimetière et les croix restaurées. À Saint-Julien, l’église, longtemps menacée, est désormais hors d’eau. Madame Lasjunies, présidente de l’association, a rappelé le chemin parcouru depuis 2003 : « On a trouvé une église en très mauvais état. Aujourd’hui, on pourra bientôt dire qu’elle est sauvée. » La rénovation de la nef est prévue pour 2026-2027.
Même dynamique à Notre Dame d’Espis, où Sylvie, présidente de l’association « Sauvons l’église d’Espis sur le chemin de Saint-Jacques », a présenté un projet ambitieux : restaurer, embellir et ouvrir l’église aux visiteurs et pèlerins, tout en conservant sa vocation religieuse. À Saint-Amans enfin, fermée depuis plus de quinze ans, l’église rouvrira ses portes le 31 janvier prochain pour une messe à 15 heures.


Traditions vivantes et foi populaire
Les processions ont également occupé une place importante dans le discours du curé. Saint-Hubert, crèche vivante, fêtes de Pentecôte, Rogations… Autant d’événements qui rythment la vie paroissiale et fédèrent bien au-delà des pratiquants réguliers.
Après les avions, les motos, les voitures anciennes et les tracteurs, les Rogations 2026 se feront à moto, avec le club Doom Stryker de Moissac. Rendez-vous est donné le samedi 9 mai 2026. En 2027, les rogations se feront en Quad. Une manière singulière, mais profondément locale, de porter les prières à travers la campagne et vers les agriculteurs.
Le soutien appuyé des communes
Présent lors de la soirée, Romain Lopez a salué le travail des associations et rappelé l’engagement de la municipalité en faveur du patrimoine religieux rural. « Ces lieux sont des lieux de vie. On y organise des repas, des concerts, ils racontent l’histoire de nos quartiers. Il était normal d’y investir », a-t-il souligné, évoquant également l’importance du binôme associations–collectivités pour faire vivre ces églises sur le long terme.
À ses côtés, Bernard Garguy a confirmé la volonté de la commune de Lizac de poursuivre la restauration extérieure de son église, tout en saluant l’action sociale et la présence de la paroisse auprès des personnes fragiles.
Une soirée simple, à l’image de la paroisse
Avant de se quitter autour d’un buffet préparé par la famille Pourqué, les galettes des rois et les spécialités maison ont prolongé les échanges dans une ambiance chaleureuse. Il faisait froid dans la chapelle, mais la soirée a rappelé une évidence : à Moissac, la paroisse reste un lieu de lien, de mémoire et de transmission.
Des pierres restaurées, certes. Mais surtout des femmes et des hommes qui continuent, patiemment, à les faire vivre.
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