580 contrôles agricoles en un an : la préfecture veut alléger la pression en Tarn-et-Garonne

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Réunis en préfecture à Montauban, les services de l’État ont fait le point sur la coordination des contrôles agricoles dans le cadre de la MISA. Photo d'illustrtation
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Près de 600 contrôles agricoles en un an en Tarn-et-Garonne. Derrière ce chiffre, une promesse de l’État : simplifier les démarches et limiter la pression sur les exploitants. Une évolution attendue, après des mois de tensions dans le monde agricole.

Dans les bureaux de la préfecture de Montauban, ce mercredi, autour de la table : treize services de contrôle. Un chiffre qui dit beaucoup. Et qui explique aussi, en creux, ce que dénoncent les agriculteurs depuis des mois : une accumulation de procédures, souvent complexes, parfois décourageantes.

C’est précisément ce que la Mission interservices de l’agriculture (MISA) est censée simplifier. Réunie ce 25 mars par le préfet Vincent Roberti, cette instance vise un objectif clair : un seul contrôle par an et par exploitation.

Des contrôles agricoles au cœur des tensions

La MISA n’est pas née par hasard. Elle s’inscrit dans la suite directe des mobilisations agricoles du début de l’année 2024, où la question de la lourdeur administrative était revenue avec force.

Depuis janvier 2025, cette mission coordonne les différents services de contrôle pour éviter les doublons et alléger la pression sur les exploitants. Sur le terrain, cela se traduit par une organisation plus structurée. En 2025, près de 580 contrôles ont ainsi été coordonnés en Tarn-et-Garonne.

Un seul contrôle par an : objectif atteint en 2025

Selon la préfecture, l’objectif affiché — un contrôle unique par exploitation chaque année — a été atteint. Une évolution qui marque un changement dans la manière d’aborder les contrôles.

Au-delà de la vérification, l’accent est désormais mis sur l’accompagnement. Les exploitants sont mieux informés du déroulement des contrôles, des suites possibles et des corrections à apporter. Une approche plus pédagogique, censée éviter les incompréhensions.

Au-delà des contrôles, la réalité du mal-être agricole

Autre évolution notable : la prise en compte du mal-être agricole. Les contrôles ne sont plus seulement techniques. Ils deviennent aussi des moments d’observation. Lorsqu’une situation de fragilité est identifiée, elle peut désormais être signalée rapidement aux services compétents, pour mettre en place un accompagnement.

Un point loin d’être anodin dans un contexte où la question de la santé mentale des agriculteurs reste sensible.

2026 : simplifier les contrôles et mieux accompagner les agriculteurs

Pour l’année à venir, la préfecture veut aller plus loin.

L’objectif reste le même : garantir un seul contrôle par an par exploitation, tout en améliorant la coordination entre les différents services. Il s’agira aussi d’impliquer davantage la chambre d’agriculture, notamment en amont, dès les déclarations PAC, et de développer des actions de sensibilisation avec la profession.

Dans le même temps, une charte des contrôles doit être mise en place pour clarifier les pratiques, tandis que les agents seront davantage formés à la prise en compte des situations de mal-être agricole.

Autant de mesures qui visent à rendre les contrôles plus lisibles, mais aussi plus humains.

Sur le terrain, des attentes encore fortes

Sur le papier, la promesse est claire : moins de pression administrative, plus de coordination. Reste désormais à voir comment ces engagements se traduiront sur le terrain.

Car derrière les chiffres et les dispositifs, il y a surtout une attente : celle d’une relation plus simple entre les exploitants et l’administration.

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