Au petit matin, ce mardi 13 janvier, ce ne sont pas les klaxons pressés des travailleurs qui dominent autour de Castelsarrasin, mais le ronron grave des tracteurs. Ceux qui connaissent le secteur ont compris : la colère agricole est encore là, bien ancrée sur le bitume.
A62 coupée au niveau de l’échangeur 9 : accès interdits et déviations
Depuis hier, l’autoroute A62 est fortement perturbée au niveau de l’échangeur n°9, à hauteur du rond-point de l’Artel. Les entrées et sorties sont fermées, non pas par un arrêté sec et impersonnel, mais par une réalité très concrète : des femmes et des hommes à pied, des banderoles, des tracteurs alignés comme autant de points d’exclamation sur la route. Impossible de passer, même en forçant le regard.
À Castelsarrasin, les automobilistes commencent à connaître la musique. On ralentit, on soupire, on cherche une déviation sur le GPS… et parfois, on coupe la radio. D’autres, au contraire, la montent : 107.7 FM, afin de savoir à quelle sauce routière on va être mangé.
Le pont de l’Avenir rouvert entre Castelsarrasin et Moissac
Bonne nouvelle malgré tout : le pont de l’Avenir, sur la RD118 entre Castelsarrasin et Moissac, a rouvert à la circulation. Un soulagement pour les habitants qui commençaient à faire de la géographie appliquée tous les matins pour aller travailler.
Sur le terrain, la consigne est simple : prudence maximale. Éviter les secteurs bloqués quand c’est possible, accepter les déviations, prendre son mal en patience. Plus facile à dire qu’à faire, surtout quand le retard s’accumule et que la colère gronde aussi, parfois, dans les voitures.
Du côté des services de l’État, on observe, on suit, on ajuste. En coulisses, ça discute, ça négocie, ça tente de calmer sans éteindre. Car derrière les blocages, il y a une réalité que tout le monde connaît ici : des agriculteurs à bout, qui ont choisi la route pour se faire entendre.
Une chose est sûre : ce mardi ne sera pas une journée comme les autres sur les axes du Tarn-et-Garonne. Et sur l’A62, ce ne sont pas les kilomètres qui comptent, mais le message.
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