
Les 31 octobre et 1er novembre, les Deux Jours de Montcuq fêteront leur 50e édition. Entre 100 et 150 cavaliers sont attendus pour cette course d’endurance équestre devenue une référence internationale. À trois semaines du rendez-vous, les organisateurs et les bénévoles s’activent pour préparer un anniversaire qui promet de rassembler plusieurs générations de passionnés.
« J‘espère que ça va être une réussite. Nous sommes réunis pour que ce soit une belle édition. » Thierry Coudoumie, président des Deux Jours de Montcuq, donne le ton. Lundi soir, une trentaine de personnes se sont retrouvées à la salle des fêtes pour préparer les derniers détails de cette 50e édition. Pour lui, ce rendez-vous a une saveur particulière. Présent lors de la toute première course, en 1977, il participe à son organisation depuis 1990. Il a vu l’épreuve évoluer, accueillir des cavaliers venus de l’étranger et s’imposer parmi les grands rendez-vous de l’endurance équestre. Fondée par Pierre Passemard, la course a traversé les décennies sans renoncer à ce qui fait son identité : deux journées à cheval, 200 kilomètres à parcourir et des paysages du Quercy blanc qui mettent autant à l’épreuve les cavaliers que leurs montures.
Cinquante bénévoles et des semaines de préparation
Autour des tables, les discussions sont concrètes. Marie Begaud, trésorière de l’association, conduit la réunion. Chacun se présente, précise ses disponibilités et les missions qu’il souhaite assurer. Certains s’occuperont des contrôles vétérinaires, d’autres du balisage, de l’eau, de la restauration, du stationnement ou encore de l’accueil des cavaliers. Il faut aussi préparer les boxes, monter les installations, débroussailler les chemins, nettoyer les sites et organiser la circulation. Une cinquantaine de bénévoles seront mobilisés, épaulés par douze personnes spécialement chargées de la sécurité routière. Quad Évasion 47 interviendra également avec quatre quads et une moto pour ouvrir les parcours avant le passage des chevaux. Et il reste du travail. Les chemins de la boucle du dimanche ont déjà été préparés, mais les équipes devront y retourner avant le départ. Les autorisations de prélèvement d’eau aux bornes d’incendie sont obtenues, les bacs commandés. Une équipe de six à sept personnes veillera à l’approvisionnement des différents points du parcours.
L’eau, justement, fait partie des préoccupations majeures. Sur de telles distances, les chevaux doivent pouvoir être régulièrement rafraîchis et abreuvés. Les organisateurs insistent donc sur la vérification des tuyaux, de leur longueur et de leur état pour éviter toute perte. Les premiers chevaux arriveront dès le jeudi 29 octobre. Mais les installations commenceront à prendre forme dès le mercredi, et les dernières opérations de nettoyage se poursuivront jusqu’au mercredi suivant la course. Pour deux jours de compétition, c’est plus d’une semaine de mobilisation sur le terrain.
Deux cents kilomètres, mais jamais au détriment du cheval
L’endurance équestre possède une particularité essentielle : il ne suffit pas d’aller vite pour gagner. Tout au long du parcours, les chevaux passent des contrôles vétérinaires obligatoires, appelés vet gates, généralement à l’issue de boucles d’une trentaine de kilomètres. Leur fréquence cardiaque, leurs allures et leur état général sont examinés. Un cheval présentant des signes de fatigue excessive, de déshydratation ou de boiterie peut être éliminé, quelle que soit la position de son cavalier.
Cette année, huit vétérinaires seront mobilisés. Les contrôles commenceront dès le vendredi pour les chevaux engagés dans les épreuves internationales, avec des vérifications sanitaires spécifiques. Les concurrents de la course amateur de 100 kilomètres seront examinés le samedi matin. Quelques aménagements sont également prévus. Le trotting, présentation des chevaux au trot devant les vétérinaires, sera organisé devant la pharmacie. L’espace consacré aux soins et à l’assistance des montures prendra place sur l’ancien site des contrôles vétérinaires.
Une course qui traverse le Quercy blanc
Le samedi 31 octobre, les premiers concurrents s’élanceront de Montcuq pour rejoindre notamment Castelnau-Montratier et Labastide-Marnhac, avant de regagner le village. Le lendemain, les cavaliers poursuivront leur course par Bovila et Labastide-Marnhac. Le parcours reste proche de celui des précédentes éditions, mais quelques modifications ont été apportées. Les organisateurs ont notamment supprimé le passage d’un pont. La ligne d’arrivée officielle a également été avancée. Les départs seront donnés dès 8 h le samedi pour l’épreuve de 100 kilomètres, puis à 9 h 00 pour la première journée du parcours de deux fois 100 kilomètres. Le dimanche, les concurrents repartiront à 8 h.
Pour le public, les contrôles vétérinaires constituent des moments privilégiés pour approcher la discipline. À Castelnau-Montratier, Labastide-Marnhac ou Bovila, les spectateurs pourront observer les chevaux, leurs équipes d’assistance et les vétérinaires. Ces pauses, qui durent généralement de 40 à 50 minutes, font partie intégrante de la stratégie de course.
Quand une grand-mère préparait la soupe dans les champs
Au milieu des questions de logistique, les souvenirs refont surface. Des participants de la première heure racontent une époque où les moyens étaient bien différents. Il n’y avait pas de toilettes sur les installations et une grand-mère préparait de la soupe pour les cavaliers et leurs accompagnateurs, qui la dégustaient dans les champs. L’anecdote fait sourire. Elle raconte aussi le chemin parcouru depuis la création de l’épreuve en 1977. Aujourd’hui, les Deux Jours de Montcuq accueillent des cavaliers français et étrangers, disposent d’un encadrement vétérinaire important et mobilisent des dizaines de personnes. Pourtant, autour de la table ce lundi soir, les générations se côtoient toujours avec le même objectif : que la course se déroule dans les meilleures conditions.
Pour ce cinquantième rendez-vous, les plus jeunes ont aussi été associés à la fête. Des élèves des écoles primaires ont réalisé vingt dessins consacrés à la course. Ils seront exposés dans les vitrines des commerçants de Montcuq. Des artisans devraient également être présents durant le week-end, tandis que l’association recherche encore des partenaires pour la remise des prix. La tradition veut que chaque participant reparte avec un souvenir.
Jusqu’à 150 cavaliers pour l’édition anniversaire
À quelques semaines du départ, les inscriptions progressent. Six cavaliers étrangers sont déjà engagés et 26 concurrents figurent sur la liste de l’épreuve internationale trois étoiles. Les organisateurs espèrent accueillir entre 100 et 150 participants sur l’ensemble des courses. Les engagements seront clos le 19 octobre à minuit. Le vendredi 30 octobre sera consacré aux premiers contrôles vétérinaires et au briefing des cavaliers, prévu à 18 h 30 à la salle des fêtes. La compétition se déroulera samedi et dimanche, avant la remise des prix dimanche à 18 h.
Cinquante éditions après sa création, la course continue ainsi de faire vivre Montcuq et les communes traversées. Et pour Thierry Coudoumie comme pour les bénévoles réunis lundi soir, il reste encore quelques semaines pour que tout soit prêt au premier départ.
Plus d’informations : Site officiel des Deux Jours de Montcuq
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