
Il y a des déplacements qui sentent le piège avant même le coup d’envoi. Saint-Affrique en faisait partie. Terrain lourd, pluie persistante, rythme haché, et une équipe locale accrocheuse : l’Avenir Moissagais savait que cette 13e journée de Fédérale 3 ne serait pas une promenade. Elle s’est finalement soldée par une courte défaite (21-17), frustrante, mais pas sans enseignements.
Un match brouillé par les conditions et l’indiscipline
Dès les premières minutes, la rencontre peine à trouver du rythme. Les arrêts de jeu s’enchaînent, les mêlées et les touches se multiplient, empêchant Moissac de développer son jeu de mouvement. « On n’a pas réussi à mettre la main sur le ballon ni à enchaîner les temps de jeu comme on sait le faire », résume le manager Benoît Mothes, lucide après coup.
Sous pression, les Moissagais subissent et se mettent à la faute. Saint-Affrique en profite pour ouvrir le score, avant que l’Avenir ne réagisse sur une belle combinaison conclue par Geoffrey Cousin de Puymarcel, permettant de rester au contact à la pause (10-7).
Un sursaut… puis le retour des imprécisions
Le début de seconde période laisse pourtant espérer mieux. Moissac revient avec de meilleures intentions et inscrit deux essais rapides, prenant les devants (10-17). Mais cette embellie est de courte durée. « On retombe dans l’à-peu-près dans tous les domaines fondamentaux : imprécisions, indiscipline, manque de concentration », analyse le co-entraîneur Benjamin Gilbert. Face à une équipe de Saint-Affrique portée par l’envie et la ferveur locale, l’Avenir recule, rend trop de ballons et se met de nouveau en difficulté. Les cartons – jusqu’au rouge en fin de match – finissent de désorganiser les visiteurs. Saint-Affrique renverse la rencontre et s’impose 21-17.
Un bonus défensif qui compte
Malgré la déception, Moissac repart avec un point de bonus défensif précieux. Un détail ? Pas vraiment. « On revient quand même avec un point de bonus défensif, qui nous permet de rester à la tête du classement avec Figeac », rappelle Benoît Mothes.
Car la marge d’erreur se réduit. Le déplacement manqué est vite rangé dans un coin de la tête : « On va vite oublier cette déconvenue et se projeter sur Bon-Encontre, qui sera décisif pour la qualification. » La défaite ne remet donc pas en cause la dynamique globale, mais elle oblige à une réaction rapide. « On a une semaine pour se remettre la tête à l’endroit, gommer nos imperfections et rendre une meilleure copie dès dimanche », prévient Benjamin Gilbert.
L’équipe B montre la voie
Dans un contexte difficile, la satisfaction du week-end vient de l’équipe réserve. Solide, engagée, appliquée, elle s’est imposée à l’extérieur et confirme sa belle dynamique. « Point positif de la journée : notre équipe B a fait un match abouti, avec un état d’esprit irréprochable, et a réussi à gagner ce match à l’extérieur, qui n’était pas gagné d’avance », souligne Benoît Mothes.
Un constat partagé par Benjamin Gilbert, attentif à la dynamique du groupe : « Ils sont sur une belle série de victoires, et ils auront à cœur de confirmer dès dimanche à domicile contre un concurrent direct à la qualification. »
Pour Alexis Morel, coach des trois-quarts, la victoire s’est construite dans l’adversité : terrain lourd, tensions comme au match aller, touche défaillante en première période… mais un groupe qui n’a jamais rompu.« On tue le match en début de seconde mi-temps avec deux essais et une pénalité. L’engagement des garçons a été remarquable. »
Résultat : une quatrième victoire consécutive qui permet à l’équipe B de rester dans les places qualificatives. Une base solide avant de recevoir, là aussi, un concurrent direct.
Cap sur un dimanche décisif à domicile
La feuille de match ne reflète pas toujours une saison. Moissac en fait l’expérience à Saint-Affrique. Une copie en dessous des standards, mais un classement toujours flatteur et des objectifs bien vivants.
Dimanche prochain, devant ses partenaires, ses dirigeants et son public, l’Avenir Moissagais devra montrer un autre visage face à l’équipe du RCCB Bon Encontre – Boé au Stade Jo Carabignac. Les joueurs sont prévenus. Le sprint final est lancé.
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